Assassin’s creed 3 secret book /client: Ubisoft

Livre écrit pour l’édition spéciale du jeu Assassin’s creed 3 d’Ubisoft. Cette fiction permet de découvrir les notes secrètes de Georges Washington, le chef de guerre de la guerre d’indépendance et le premier président des états-unis. Le défi de ce projet était d’écrire dans le style de l’époque et de créer une trame historiquement plausible.

Présentation carnet GW

Ci-dessous le début du texte:

Notes secrètes de Georges Washington

14 décembre 1799,

Ma mort n’est pas tout à fait là mais elle approche, aussi inévitable que la nuit après le jour. Je me sens dépérir depuis longtemps, mais je ne crains pas la mort. C’est ce que j’ai dit au docteur Craik en lui laissant instruction que l’on stoppe d’inutiles tentatives médicales qui ne feraient que retarder l’inéluctable. Je vais bientôt rejoindre ma chère Martha.

Les événements de ma vie m’ ont emporté vers un destin que je ne pouvais soupçonner lorsque jeune homme j’essayais de faire vivre ma famille après la mort de notre père. J’ai eu l’honneur de faire ce que peu d’hommes ont accompli: donner naissance à une nation. Je me suis battu, comme soldat, comme citoyen, puis comme président, pour que cette nation prenne corps, devienne forte. Elle l’est devenue. Si forte qu’aucune puissance ne pourra jamais la faire disparaître. C’est ce dont je peux être fier au seuil de la mort.

J’use de mes derniers instants de lucidité pour griffonner ces derniers mots dans le carnet que j’ai tenu tout au long de ma vie. Il parle d’événements connus de tous et d’autres encore secrets.Je pense notamment à Connor, cet homme mystérieux qui pesa de façon surprenante sur mon destin et celui de la nation… Qui lira mon étrange histoire?

20 Mars 1748,

J’ai aimé apprendre mais il m’a fallu quitter l’école cet automne, juste avant mes seize ans. Depuis la mort de père il y a 4 ans nos conditions de vie sont devenues plus précaires, je me dois d’aider ma famille. Ces deux dernières années j’ai pu aborder la géométrie, la trigonométrie, les logarithmes. J’aime l’exactitude des chiffres, le pouvoir qu’ils nous donnent pour discerner la meilleure solution à chaque problème.

J’ai été présenté à Lord Fairfax par mon frère Lawrence. Lord Fairfax est un homme bien extraordinaire, un des plus puissants propriétaire de Virginie. Je crois qu’il m’a pris en affection, il m’a proposé de travailler comme arpenteur sur ses terres. Il m’a affirmé que mes qualités de cavalier alliées à mon goût pour les mathématiques me rendait tout à fait capable d’accomplir ce travail. Cette offre est une chance. Je vais donc partir à la frontière nord de la Virginie, dans les vallées des monts Alleghanys. Lord Fairfax y possède d’immenses terres encore incultes. Mon travail sera de cartographier la région, de définir des parcelles, afin de permettre l’installation de nouvelles plantations.

Le voyage sera rude: je dois traverser les monts Alleghanys et un désert avant d’arriver dans ces régions sauvages peuplées d’indiens dont le sens de l’hospitalité reste incertain. Cette fois notre mère a accepté que je parte.

15 août 1752,

Il est des temps où un homme voit, stupéfait, se mêler intimement les bonheurs et les malheurs de son destin. Je n’ai que 20 ans, mais en 4 ans ma réputation d’arpenteur a grandi, j’ai gagné largement de quoi prendre soin de notre famille. Cette réputation a inspiré le gouvernement de Virginie qui, connaissant mon goût pour l’action et la chose militaire, m’a nommé adjudant-général. C’est un immense honneur, que je dois également à l’appui de Lord Fairfax.

J’ai à présent la charge d’assembler et d’entraîner la milice qui va défendre les frontières de notre district contre les ravages qu’y causent les indiens et les empiétement des français. Pourtant cette réussite est éclipsée par la peine qui nous frappe: mon frère Lawrence vient de mourir. Je l’aimais et je l’admirais. Il fut le frère le plus attentionné, le plus droit, le plus digne que l’ont puisse espérer. Il n’avait que 37 ans. Il me lègue son domaine du mont Vernon. Je dois donc assumer de front la direction de ce domaine et ma charge militaire. Le souvenir de l’homme que fut Lawrence m’ordonne de réussir. Je me prépare aux combats qui m’attendent. Je dévore les ouvrages qui traitent de stratégie militaire, je m’entraîne à l’escrime. Surtout j’écoute les officiers virginiens de ma milice, des hommes expérimentés qui ont connu la guerre.